← Toutes les fêtes

Cinq jours au Bengale, de ṣaṣṭhī à daśamī. La déesse revient chez ses parents avec ses quatre enfants, et le dixième jour la ville pleure en la renvoyant.

Quand elle tombe

Cinq jours, de ṣaṣṭhī à daśamī de la quinzaine claire d'Āśvina, fin septembre ou en octobre. Les neuf nuits de Navarātri courent en parallèle ; Durgā Pūjā commence à la sixième.

L’almanach Phala te donne le jour exact pour ta propre ville ; les règles lunaires et solaires ci-dessus sont celles qu’il utilise pour le calculer.

L’histoire

Durgā rentre chez elle. Au Bengale, la déesse est une fille qui passe cinq jours chez ses parents avec ses quatre enfants — Lakṣmī, Sarasvatī, Gaṇeśa et Kārttikeya — et le dixième jour est son départ. C'est pourquoi le dernier jour est un chagrin et non un triomphe.

L'image est refaite chaque année sur une armature de paille et de bambou couverte d'argile du fleuve, et la tradition veut que cette argile comprenne une poignée prise sur le seuil d'une prostituée et donnée de sa propre main. Les yeux sont peints en dernier, à l'aube de Mahālayā, et l'artiste les peint sans les regarder en face.

On dit que Rāma réveilla la déesse hors saison pour lui demander son aide contre Rāvaṇa, et c'est pourquoi le culte d'automne s'appelle akāl bodhon, le réveil intempestif. La Durgā Pūjā de Calcutta est entrée à l'UNESCO en 2021, première fête d'Inde à y figurer.

Comment on célèbre le jour

  • Bodhon à ṣaṣṭhī : on réveille la déesse et on découvre son visage, et les paṇḍāls ouvrent. Certains ont la taille d'un temple, se dressent chaque année sur un thème neuf et sont démontés en une semaine.
  • Nabapatrikā à l'aube de saptamī : neuf plantes liées autour d'un tronc de bananier, vêtues d'un sari à bordure rouge, portées au fleuve pour y être baignées puis dressées à côté de Gaṇeśa — d'où son nom d'épouse, Kolā Bou.
  • Sandhi Pūjā à la jointure d'aṣṭamī et de navamī : 108 lampes et 108 lotus dans les quarante-huit minutes où les deux tithis se touchent, l'instant où la déesse tua Cāṇḍa et Muṇḍa. Le même matin, la Kumārī Pūjā, une fillette vénérée comme la déesse, a lieu au Belur Math.
  • Les tambours dhāk battent les cinq jours, et devant l'image on danse le dhunuchi nāch, un encensoir de fibre de coco et de camphre en feu tenu à la main, ou entre les dents.
  • À daśamī, les femmes mariées donnent des sucreries à la déesse et s'enduisent mutuellement de vermillon (Sindūr Khelā), les images partent au fleuve, et le salut des jours suivants est Śubho Bijoyā.

À table

Le bhog du paṇḍāl : khicuṛi, labṛā et chatni. Et cinq jours à manger dehors : kāṭhi rolls, biryani, phuchkā. Les douceurs de Bijoyā — nāṛu, siṅgāṛā, sandeś — s'emportent dans chaque maison qu'on visite ensuite.

Plus : victoire et délivrance

L’almanach Phala te montre ce jour tel qu’il tombe dans ta propre ville : le lever du soleil, le tithi et les cinq membres, où que tu sois sur terre. Vois comment fonctionne l’almanach →