L’histoire
Le calendrier bengali fut fixé sous le règne d’Akbar, qui voulait une année solaire pour lever l’impôt foncier que l’année lunaire islamique ne pouvait donner aux paysans, et Boiśākh en est le premier mois. La coutume des marchands d’apurer les dettes de l’année et d’ouvrir un livre neuf (hāl khātā) ce jour-là est le plus ancien rite de la fête.
À Dacca le jour est la plus grande fête laïque du pays. Les chanteurs de Chhāyānaṭ saluent l’aube sous le banian du parc Ramna avec l’Eso he Boiśākh de Tagore, et les étudiants des Beaux-Arts portent la Maṅgal Śobhājātrā, le cortège d’immenses masques et animaux peints, à travers les rues ; une coutume de 1989 que l’Unesco a inscrite en 2016.
