L’histoire
Le coréen s’écrivait en caractères chinois, dont l’apprentissage prenait des années et qui gardaient l’alphabétisation dans une classe étroite. Le roi Sejong fit composer un alphabet où la forme des consonnes reproduit la bouche qui les prononce et où les voyelles sont bâties sur trois traits.
La préface dit qu’un sage peut l’apprendre en une matinée et un sot en dix jours. Les lettrés de la cour s’y opposèrent précisément pour cela, et il fallut quatre siècles pour qu’il devienne l’écriture ordinaire.
C’est l’un des très rares jours fériés au monde consacrés à un système d’écriture plutôt qu’à une personne ou à une bataille.
